LES
CHATS DANS LES RELIGIONS
ET LE FOLKLORE
Le chat après le moyen-âge

Après la folie meurtrière du Moyen Âge où on le pourchasse sans répit tandis que les rats véhiculent la peste, le chat, peu à peu, retrouve sa place au grenier.
Vers la fin de la Renaissance, le chat commence à couler des jours meilleurs. Certains hommes d'influence affichent leur amitié pour les félins. Par exemple, le Cardinal Wolsy en Angleterre ne se rendait jamais à sa cathédrale ou à des conférences royales sans ses chats ! En France, Montaigne, Richelieu et Mazarin sont également entichés de leurs félins.
En
fait, la gent féline doit une fière chandelle à Richelieu, qui,
l'un des premiers, réhabilita le chat dans son rôle de dératiseur.
Richelieu investit le chat d'une mission officielle : protéger les
trésors de la librairie royale contre les rongeurs. Sauvé par son
pire ennemi le rat, le chat retrouve donc une place de choix dans
la société.
On doit aussi à la mansuétude du roi Louis XV l'arrêt des bûchers pour les chats à la Saint-Jean qu'il qualifia de "tradition barbare et primitive". Également sous le règne de Louis XV, l'historien Moncrif va rédiger son "Histoire des chats" (1727). C'est grâce à Moncrif que l'on connaît aujourd'hui le calvaire des chats condamnés aux bûchers ou les procès des chats "diaboliques" parce que tout noirs ! En fait, cette œuvre lui valut le surnom "d'historio-griffe" du royaume.

D'ailleurs il est surprenant de constater qu'il n'existe aucun ouvrage historique sur le chat de l'époque romaine jusqu'au XVIIe siècle, époque durant laquelle le chat redevint un animal de compagnie.
Le chat n'avait toutefois pas que des amis, comme on le sait. Entre autres, Napoléon ne les aimait guère. En fait, il souffrait simplement de réactions allergiques mais on l'ignorait en ce temps là.
A l'époque victorienne, le chat est estimé pour son utilité mais également pour sa grande beauté. En fait, le chat est à la mode ! La première exposition féline eut lieu en 1871 au Crystal Palace de Londres (bien que l'on retrace une exposition féline en Angleterre en 1598 !).
En 1895, les Américains y sont
allés de leur exposition qui se déroula au Madison Square Garden.
Le succès de ces événements n'est plus à démontrer puisque les
expositions sont encore très en vogue de nos jours.
Dès le début du XXe siècle, notre chat devient "médiatique" ! On le retrouve partout… cartes postales, lithographies, timbres, calendrier, affiches publicitaires.

Le chat du XXe siècle est aussi presqu'humain... Il est devenu civilisé et soigne sa santé. Il va chez le vétérinaire ou dans des salons de beauté. Aux États-Unis, il existe même des astrologues et des psychanalystes pour chats ! Certes, nous n'allons pas jusqu'à embaumer nos chats à leur mort comme le faisaient les Égyptiens mais les plus nantis finissent dans un cercueil de taffetas, dans un cimetière qui leur est réservé.
Le
chat fait aussi couler de l'encre et il est un "best-seller" assuré
! Et que dire des innombrables pages qui abondent sur Internet !
Après avoir débuté dans les bandes dessinées avec "Félix le chat",
il fait aussi carrière au cinéma et à la télévision.
Autrefois, seul de son espèce, le chat "domestique" était unique. Aujourd'hui, on compte plus de quarante races différentes, issues de mutation génétique spontanée ou créées de la main de l'homme.

De chasseur
et gardien des récoltes, il est devenu un aristocrate à qui l'on
sert des repas préparés, calibrés, sans parler des gâteries pour
chats ! Notre petit félin vit dans le confort, avec l'oreiller de
plume et le chauffage central... Il passe ses grandes journées à se
prélasser, à faire sa toilette et à recevoir des câlins. Il voyage
en avion, en train ou en voiture... Une vie de roi ! Et dans sa
mansuétude, il nous offre son énigmatique ronron…












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